Classification agents publics Communiqué SN FO PPPE

La Direction s’est engagée a entamer une concertation classification statut de droit public.
Suite à plusieurs réunions avec la DG, nous présentant les évolutions qu’elle souhaite, indiquant clairement que son premier objectif est le rattachement des agents de droit public au référentiel métier, nous faisons le constat suivant :

  • Le cadre budgétaire impose et restreint : 1,6 million = 1% de la masse salariale des agents publics : aucune marge de manœuvre.
  • Pourcentage de promotions inchangé : 2% des effectifs des agents publics pour 3936 agents publics et donc refus d’augmentation de quota.
  • Refus de déplafonnement des grilles indiciaires.
  • Déclassification des agents de niveau III
  • Déroulement de carrière entravé par la multiplication des grades et catégories.
  • Concertation tributaire de l’avis de la DGAFP (Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique), elle-même absente de cette concertation.
  • Création d’une seule catégorie regroupant les trois premiers niveaux d’emploi : niveaux I, II et III en catégorie 2.
  • Promotion exceptionnelle pour 162 agents de niveau I en II certes, mais 3774 agents laissés pour compte.
  • Perspective d’évolution de carrière incertaine vers la filière management.
  • Le but avoue de la DG : le rattachement coûte que coûte au référentiel métiers.
  • Réduction des 4 filières de la classification publique (Appui gestion, Conseil a l’emploi, Système d’information et Management opérationnel) en 3 filières (Relation de services, Filière support et Filière management).
  • Question sur le devenir des CPLU : la DG souhaite que les niveaux 1bis, III et IVA (peu d’effectifs) soient gérés par les CPN.
  • Aucune formalisation par le biais d’un accord d’une éventuelle adhésion des organisations syndicales : comment la DG va-t-elle attester auprès de ses tutelles qu’elle a recueilli un éventuel assentiment majoritaire des OS (ce qui est loin d’être le cas !) ?

Nos principales revendications ne sont pas entendues ! le rattachement au référentiel métier que nos collègues de droit privé subissent amèrement actuellement, ne doit pas être le fossoyeur de nos droits !

Déplafonnement des grilles

Augmentation des quotas de promotions

Garantie d’évolution de carrières pour tous

Dissociation du grade et de l’emploi.

Prochaine séance de concertation mardi 3 juillet

Communication réunion concertation classification agents publics juin 2018

Communiqué de l’union régionale FO Ile de France (URIF) Le 22 mars NON aux privatisations des services publics OUI à la défense des agents et des statuts

Le gouvernement dans sa frénésie de contre-réformes, s’attaque à tout ce qui a été conquis par la négociation et par les luttes en 1936 et 1945.

En s’attaquant aux 3 versants de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale) il remet en cause les principes et valeurs essentielles de la République assurés par les fonctionnaires dans toute la France.

Avec 120 000 emplois supprimés, c’est l’abandon de service public en direction des usagers. Mais c’est aussi la précarité assurée avec 1 million de contractuels et la voie tracée vers la fin du statut.

C’est la mise en place de la rémunération au mérite et des plans de départs volontaires ; c’est le gel du point d’indice et l’augmentation des cotisations, le rétablissement du jour de carence et la suppression de 166 000 emplois aidés.

Non content de vouloir détruire les 3 versants de la fonction publique, il remet en cause le baccalauréat et la formation professionnelle en s’attaquant au paritarisme.

À la SNCF, il annonce que les ordonnances seront également la règle pour détruire le statut d’entreprise publique afin d’ouvrir son capital à la concurrence en risquant, comme en Grande- Bretagne, de voir la dégradation du service s’opérer en mettant en cause sécurité et sûreté des installations et des personnes. Cette contre-réforme a l’intention de s’attaquer au statut des cheminots et de leur régime spécial de retraite, comme ce gouvernement à l’intention de faire disparaitre les lignes qu’il considère non rentables. Cette première offensive contre la SNCF risque de se poursuivre contre la RATP- EDF et GDF – la Poste et les Télécoms…

Si la liste est longue en ce qui concerne les services publics, les mauvais coups n’ont pas épargné le secteur privé qui a déjà réagi en faisant grève et en manifestant dans différents secteurs et qui annonce d’ores et déjà sa participation au 22 mars. C’est aussi le cas pour la sécurité sociale et Pôle Emploi qui eux-mêmes viennent d’annoncer leur engagement par un appel à la grève et aux manifestations, car leurs revendications rejoignent celles des fonctionnaires.

Ces mauvais coups, chacun aura pu les ressentir avec la loi Macron, de destruction du code du travail imposée déjà par ordonnances et qui cassent la représentation des salariés dans les entreprises en permettant une flexibilité de plus en plus grande et des licenciements plus faciles.

La riposte et la résistance s’organisent avec les personnels des EHPAD qui ont fait grève et manifesté et avec les travailleurs réagissant face aux plans de licenciements chez PSA, Pimkie, Carrefour, Pages Jaunes…

Ce sont les retraités, qui avec la ponction supplémentaire de 1,7 points de CSG, voient leur pouvoir d’achat diminuer considérablement et qui appellent d’ores et déjà à manifester dès le 15 mars et qui se mobilisent de nouveau le 22 mars.

L’URIF FO invite l’ensemble de ses structures à se mobiliser massivement pour s’opposer à la volonté qu’a ce gouvernement de remettre en cause le régime de retraite par répartition, de mettre en place une retraite par points et de détruire l’ensemble des régimes spéciaux de retraites.

Décidément, OUI la Résistance doit s’organiser autour de ce 22 mars, départ d’une contestation d’une politique conduisant à la destruction de toutes les avancées sociales.

Agents du public et du privé diront clairement :

  • Aucun licenciement.
  • Non à la destruction des services publics et oui à la défense des agents et des statuts.
  • Oui à la défense de tous les statuts et des conventions collectives.
  • Résistons à la volonté de ce gouvernement de détruire le régime de retraite par répartition, de casser le code des pensions civiles et militaires et les régimes spéciaux.

Ce 22 mars, dans l’unité d’action, chez les fonctionnaires, nous porterons les revendications des 7 fédérations syndicales qui appellent à cette journée :

  • De dégel immédiat du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat subies.
  • L’arrêt des suppressions de postes et la création d’emplois statutaires dans les services.
  • Un nouveau plan de titularisation des précaires.
  • Le respect de l’égalité professionnelle.
  • L’abrogation du jour de carence.
  • La pérennisation du système de retraites par répartition et des régimes particuliers.

Le 22 mars 2018, l’URIF FO est aussi engagée aux côtés des cheminots, de toutes les fédérations qui luttent pour conserver le statut d’entreprise publique au service des usagers, le statut de cheminots et leur régime particulier de retraites comme eux l’ont d’ailleurs fait en se mobilisant contre la casse du code du travail.

Dans cette résistance engagée, l’URIF FO soutient sans réserve tous ceux qui dans le secteur privé luttent aujourd’hui pour s’opposer aux plans de licenciement et aux attaques portées contre les conventions collectives.

Le 22 mars 2018, l’URIF FO participera à la manifestation dans les cortèges des fonctionnaires qui partiront de Bercy à 14 heures pour converger avec les cheminots et l’Energie place de la Nation.

Télécharger l’appel de l’URIF 5 03 2018

Classifications : faire cesser les contre-vérités

PUBLIC/PRIVE MEME COMBAT

OUI AUX DROITS COLLECTIFS – NON A L’INDIVIDUALISME 

  • Une première vérité

L’EPA n’est en aucun cas obligatoire ni de façon statutaire ni de façon conventionnelle, ni même légale. L’obligation n’est pas pour le salarié, mais pour l’employeur qui doit proposer ces dispositifs à ses salariés. Liberté est laissée au salarié de « s’en saisir » … ou pas.

Mais si vous en espérez quoique ce soit, demandez donc à tous les forcenés… et déçus des heures sup non comptabilisées (les fameuses heures écrêtées !!) ! Demandez donc aux doubles compétences « non certifiées » dans le cadre de la GPEC ! Demandez donc à tous ces collègues portés aux nues sur l’autel de la détection de potentiels et aussi rapidement redescendus pour de sombres raisons ! Et cette liste n’est pas exhaustive

La CGT-Force Ouvrière s’oppose à toute individualisation de la relation de travail. 

L’EPA en est un des principaux vecteurs, et à sa suite EP, ESA, ORS… 

  • Une deuxième vérité

En aucune façon l’entretien de repositionnement ne permettra de « négocier » ce repositionnement. C’est même pour cela qu’il n’y a pas de temps de préparation. Logique ! Cet entretien n’a qu’un seul et unique objet : vous informer sur votre « re » positionnement, certainement pas d’en débattre. Votre N+1 n’a plus aucune marge de manoeuvre. La moulinette des outils numériques et RH est passée par là. Ah si, bien sûr, on vous écoutera avec bienveillance (sic !!) exprimer vos désaccords… potentiels. Et on vous expliquera avec le plus grand sérieux comment et pourquoi c’est vous qui vous trompez. Rappelez-vous les « Hors Cadre » …

  • Une troisième vérité

En aucune façon, un agent public ne relève du référentiel métier, ni de la classification privée, ni même et encore moins de la grille de coefficients privés. 

N’empêche, la DG et les signataires en ont décidé autrement, sans en avoir les prérogatives, dixit le texte lui-même :

« La Direction générale s’engage à ouvrir, dans les trois mois suivant la signature du présent accord, une concertation sociale portant sur la classification des agents de droit public (ndlr : c’est en cours), et à l’issue, d’engager les démarches auprès des ministères compétents. Suite à la publication des textes, les agents de droit public sont rattachés à un emploi du référentiel des métiers. Dans l’attente, et pour leur garantir de bénéficier de la gestion RH et plus particulièrement de la gestion prévisionnelle des emplois, un emploi du référentiel métier est identifié à titre provisoire pour chacun d’eux, dans le système d’information RH. Cette opération n’entraîne aucun impact sur leur gestion statutaire et réglementaire. Le rattachement définitif a lieu à l’issue d’un entretien de rattachement, y compris à défaut de publication de textes. » 

Ne soyons pas dupes ! Ici, quand la DG évoque d’abord un rattachement provisoire au référentiel métier, ce caractère provisoire ne veut QUE dire que c’est en attendant qu’elle obtienne le droit de procéder au rattachement définitif !!

Ne soyons pas dupes ! ce rattachement provisoire sera entériné… définitivement par la direction générale.

Ne soyons pas dupes ! Nombre de collègues vont se voir passer de « technicien » à « employé » ; nombre de collègues vont s’auto financer, sur leur 19§2, les quelques points gagnés, nombre de collègues vont voir leur parcours professionnel bloqué.

Et ce n’est pas l’effet des transpositions de coeff, mais bel et bien du rattachement au référentiel métiers.

Pour la CGT-FO c’est bien l’ensemble des salariés et agents de pole-emploi qui auraient pu, auraient du, voir, à cette occasion historique, reconnaître l’investissement sans faille dont ils font preuve depuis des années et ce malgré les perpétuels changements de cap de nos dirigeants (un métier unique, le référent personnel, la double compétence, puis le tout spécialisation ; la mise en place de plateforme téléphonique puis le retour de l’accueil téléphonique au sein des agences ; …) 

POUR LA CGT-FO IL N’EST JAMAIS TROP TARD POUR FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES FEMMES ET DES HOMMES QUI FONT QUE POLE-EMPLOI EST ENCORE DEBOUT 

LE 22 MARS affirmons nos revendications

Télécharger le tract “Classification: faire cesser les contre-vérités”

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